Interview : sound designer de Koloro – T05

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Interview : sound designer de Koloro – T05

J’ai réalisé l’interview d’un compositeur et sound designer de talent lors de la Casual Connect Europe 2018, Jérôme, alias T05.

Pendant l’événement, j’ai fait la rencontre de développeurs français super cools, dont ceux de Sköll Studio : Vincent et Jérôme. Ils étaient sélectionnés pour présenter leur jeu, Koloro, au concours IndiePrize.

Voici l’interview audio retranscrite de T05, le compositeur et sound designer de Koloro :

Bonjour Jérôme, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je suis Jérôme Mathis, je suis compositeur et sound designer de Koloro, mon surnom : T05. J’ai fait la rencontre de Vincent (NDR : créateur du studio Sköll Studio) lors d’une game jam. Il est revenu me voir quelque temps après en me disant qu’il avait un projet. Et c’est comme ça que je suis rentré dans le studio.

C’est un peu une très bonne entente artistique entre Vincent et moi. C’est lui qui m’inspire et je pense, vice versa.

Peux-tu présenter le studio Sköll studio et Koloro ?

Le studio a été créé il y a quelques années pour le jeu Koloro. Koloro est un puzzle plateformer, jouable seul ou à deux joueurs, qui raconte l’histoire de Kora qui part à la recherche de Lora, sa petite soeur. C’est un jeu qui a la particularité de se jouer à un seul bouton. On saute simplement avec une seule touche, le personnage avance tout seul. Tout est parti de ce gameplay.

Combien êtes-vous dans le studio ?

On est quatre, Vincent, graphiste, level et game designer, William Philbert le développeur, Laura qui s’est occupée des tests, du scénario, des événements et moi le compositeur.

Comment en es-tu venu à travailler dans le jeu vidéo en tant que sound designer ?

En fait, je fais de la musique depuis un bon moment, depuis tout jeune, depuis mes 15 ans, donc ça fait plus de 20 ans. Le jeu vidéo, j’ai toujours aimé ça, l’informatique aussi, donc je me voyais bien travailler là-dedans. Mais je me suis plutôt orienté vers une carrière de technicien informatique. Et puis au bout d’un moment, j’en ai eu un peu marre. Il y a quatre ans de ça j’ai quitté mon boulot et je me suis lancé dans mon autre passion : la musique. J’ai voulu l’adapter dans un autre milieu que j’aime bien : le jeu vidéo. Je suis arrivé dans le milieu tout simplement en faisant des game jams. J’ai fait ma première game jam, j’ai rencontré des personnes qui m’ont fait rencontrer d’autres personnes et ainsi de suite.

Quatre ans plus tard, je suis ici, à Londres, en train de présenter un jeu.

Quelle est ta motivation pour continuer à travailler sur les projets ?

Ce qui me motive en fait ce sont les réactions du public. Quand on travaille sur notre jeu, on a notre propre avis, sans s’enflammer on sait que notre jeu n’est pas tout naze, mais on n’en sait pas plus. Mais lorsqu’on voit le public aimer notre jeu, lorsqu’on voit la mère de famille qui n’est pas forcément une joueuse, s’éclater à deux avec son fils qui lui est un joueur, ça fait plaisir, ça nous encourage. Ensuite, il y a les prix qui confirment qu’il y a un petit quelque chose d’intéressant dans notre jeu. Les salons, les rencontres nous motivent aussi.

Quels prix avez-vous déjà gagnés ?

On a gagné un prix au Digital Manga Show à Strasbourg qui nous a permis de venir ici à Londres pour la Casual Connect. On a aussi été sélectionné au Festival du film fantastique à Strasbourg. Enfin, on a eu le prix espoir au Stunfest en 2018.

Quels outils utilises-tu ?

Ableton Live

Pour la partie développement, on utilise Unity. À cela, on greffe un middleware qui s’appelle Fabric qui permet de décupler les possibilités audio d’Unity. Notamment avec la synchronisation des musiques, des sons aléatoires, etc. Ça me permet vraiment d’exploser les limites d’Unity. De mon côté, je travaille avec Ableton Live, avec des synthétiseurs, des banques de sons, des VTS et des instruments.

Avez-vous été obligé de créer vos propres outils ?

Construct2 logo

William (NDR : le développeur) en parlera mieux que moi, je sais qu’il a développé des choses spécifiques pour le moteur. Au départ, on est parti de Construct2 puis on est passé sur Unity. Donc il a repris la physique du personnage Construct2 pour la transférer. Il a aussi développé des méthodes simples, faciles et rapides pour construire les levels.

As-tu des conseils pour ceux qui voudraient devenir sound designer dans le jeu vidéo ?

D’ordre général, si vous avez envie de faire du jeu vidéo ou si vous avez quelques compétences dans le graphisme, le développement, la musique, le level design il faut faire des game jams, aller à l’encontre du secteur.

Mais si j’ai un bon conseil : apprenez à vous vendre !

As-tu une référence inspirante de sound designer ?

J’ai une référence qui me vient très vite à l’esprit, c’est Disasterpiece, un compositeur qui a fait la musique de Hyper Light Drifter et de FEZ que j’aime beaucoup.

Mais j’ai commencé à aimer la musique de jeux vidéo avec les jeux sur Atari, les premiers jeux avec les musiques digitalisées.

Merci Jérôme !

Merci à toi !

Voici la bande originale complète de Koloro.

Et pour écouter le travail de T05 ça se passe sur son bandcamp ou son Facebook.

Qu’avez-vous pensé de cette interview ? Si vous souhaitez poser d’autres questions à un sound designer, écrivez-les en commentaires 😉.

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Benoit

J'adore amuser les gens avec mes jeux depuis mon plus jeune âge. Je suis développeur professionnel de jeux vidéo depuis 2006, créateur de jeux vidéo indépendants, formateur dans les écoles de jeux vidéo, mais aussi game designer et développeur en Freelance.

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